1. LE CAP :
Pour ne parodier personne
nous dirons d'un "Cap" que "C'est un promontoire, une
falaise…", une pointe de terre qui fait face au large
en s'avançant dans la mer.
Le "Cap" est aussi la
direction de l'axe du navire (de l'arrière vers l'avant)
que l'on mesure ou quantifie sur la rose du compas magnétique
graduée de 0° à 360°, et qui nous montre les 4 points
cardinaux que sont le Nord ( = 000° ou 360° ), le Sud
( = 180° ), l'Est ( = 90° ) et l'Ouest ( = 270° ).
Le compas magnétique qui
donne le cap étant, bien entendu, la "Boussole" des gens
de terre.
2. LA CAPE :
Ce n'est pas le féminin
du précédent. On met à la "cape" pour y être enfin. Se
disait d'un voilier qui réduit sa voilure pour offrir
moins de prise au vent.
Il prenait alors la "Cape
courante", ou bien toutes voiles affalées, la "Cape sèche".
On dit alors que l'on "Capeye".
Un navire met en cape
quand les conditions météorologiques, l'état de la mer
et du vent l'empêchent de faire route au cap choisi et
à la vitesse prévue, entrainant une "Fatigue du Navire".
L'idéal est alors de composer avec les éléments en gardant
l'étrave du navire dans une direction judicieuse par rapport
à la mer et au vent pour minimiser à la fois le tangage
et le roulis.
De plus, en ajustant aussi
la puissance motrice on tentera de garder une allure la
plus confortable possible pour le navire, la cargaison
et enfin l'équipage.
Il est courant de rencontrer
en mer des flotilles de bateaux de pêche qui attendent
"A la cape" les conditions favorables pour mouiller leurs
engins et mettre en pêche. Les gros navires mettent très
exceptionnellement à la cape, mais ils sont parfois obligés
de réduire l'allure dans le mauvais temps. C'est notamment
le cas des supertankers qui reviennent en charge du Golfe
Arabique quand ils doublent Capetown et le Cap de Bonne
Espérance à la limite Nord des "Quarantièmes Rugissants"
en latitude Sud.