Dans
la Marine Marchande, la "Poupée" n'est jamais gonflable
! Et il y en a de nombreuses à bord…
Il
s'agit de pièces métalliques, parfois importantes, en
acier fondu et en forme de tambour cylindrique, ou plutôt
de diabolo, qui sont posées ou portées sur ou par un axe
soit horizontal, soit vertical. Elles servent de point
fixe à un mouvement de rotation. Si l'on veut elles ressemblent
à une poulie, mais sans la cage de la poulie.
Il
y a la poupée du "Cabestan" à arbre motorisé vertical
qui sert à la manœuvre des aussières d'amarrage. La partie
inférieure du cabestan porte une couronne "Barbotin" (poulie
à empreinte de chaîne) utilisée pour le relevage
des ancres. Il y a les poupées du "Guindeau" à arbre motorisé
horizontal. L'avantage du guindeau sur le cabestan est
qu'il peut porter plusieurs poupées l'une à côté de l'autre,
dont généralement deux couronnes barbotin pour la manœuvre
des mouillages, et à l'instar des treuils, deux poupées-diabolo
pour celle des aussières d'amarrage.
Il
y a donc aussi les poupées des treuils qui peuvent servir
à toutes sortes de manœuvres dont la manutention des marchandises,
entre autres. Les poupées des chaumards qui servent à
guider les aussières d'amarrage ont des axes verticaux,
parfois également horizontaux, qui ne sont pas motorisés.
Certaines poupées peuvent porter des striures ou des nervures
(notamment celles des treuils, des guindeaux et des cabestans)
pour donner une meilleure accroche aux aussières quand
on les manœuvre sous tension.
Les
rebords de ces poupées-diabolo peuvent être d'inégales
grandeurs. Le rebord intérieur (côté arbre) est le plus
important et permet à l'aussière sous tension qui y forme
une sorte de vis de rester sur la poupée en glissant vers
son centre sans en déborder et sans venir engager l'axe
du treuil ou du guindeau. Les tours en trop sur la poupée
s'échappent alors par dessus le petit rebord extérieur...
Il y faut un bon tournemain, car çà ne se fait pas tout
à fait tout seul !