Le
citoyen du Royaume Chérifien vient immédiatement à l'esprit
quand on parle de "Marocain". Ce peut être aussi une peau
de chèvre tannée et teinte au moyen de produits végétaux,
spécialement adaptée à la reliure.
Les
hommes politiques en rêvent tous : il s'agit pour eux
d'un portefeuille ministériel quelquefois appelé "Maroquin".
C'est cette dernière orthographe de "Maroquin", en lieu
et place de "Marocain", que l'on rencontrera le plus souvent
dans les termes de marine, bien que les deux puissent
se dire.
C'était
autrefois une corne dans la mâture qui portait plusieurs
palans de charge. Il s'agit de nos jours d'un câble horizontal
servant d'étai reliant les têtes de mâts sur lequel on
frappe des poulies de drisses de pavillons, des palans
légers de signaux optiques (Boules ou cônes), ou des antennes
radio filaires.
Un
"Maroquin" peut aussi être tendu entre cheminées et mâts
pour les mêmes usages.
C'est
sur les "Maroquins" du navire, entre autres étais et cartahus
(qui sont des étais volants, c'est à dire non permanents),
que l'on déploit le grand pavois de l'étrave à la poupe
en passant par les têtes de mâts ou points hauts des cheminées.
Le "Grand Pavois" étant l'ensemble des pavillons de signalisation
du bord envoyés ensemble pour décorer le navire dans les
grandes occasions au port (lancement, baptême, fête nationale,
etc…).
L'étiquette
navale classique voudrait que le grand pavois aille de
la ligne de flottaison avant à la ligne de flottaison
arrière. Ce que fît le trois-mâts Argentin et navire-école
"LIBERTAD" dans le port de BREST, il n'y a pas longtemps
en utilisant des drisses lestées entre son mât de beaupré
(ou son couronnement de poupe) et la surface de l'eau
de la rivière Penfeld… Afin que toute la tradition ne
se perde pas !
En anglais
:
Maroquin
: Spring stay. Jumper stay.
Grand
Pavois : Flags fore and aft.
Navire
sous grand pavois : Ship dressed full.