Dans
la Marine Marchande, on "Vire" une manœuvre (Cordages,
filins, aussière, funes ou chaînes, etc …) quand on y
exerce une traction à l'aide d'une machine telle qu'un
treuil, un cabestan ou un guindeau. D'où l'expression
bien connue : "Vire au guindeau…" immortalisée par un
chanteur bien connu reprenant des chants de marins dits
"A virer".
Il
fallait bien stimuler psychologiquement l'unique force
motrice de l'époque ! Mais on peut également "Virer de
bord" à l'origine, quand le navire change d'amure par
rapport au vent, et franchit donc le "Lit du vent".
De
nos jours, les navires mécanisés ne virent plus de bord
en référence au vent, mais quand ils changent franchement
ou complètement de direction par rapport à leur cap initial.
Pour un changement de route à 180° on peut dire alors
"Virer cap pour cap", ou plus joliment "Virer cul sur
pointe" ! Quant à "Dévirer" cela n'existe que pour les
manœuvres.
Un
navire peut aussi "Virer une marque, ou un cap", c'est
à dire le contourner. Selon la légende, les navigateurs
ayant viré "Les 3 Caps" (Horn, Leuwin & Bonne Espérance)
acquièrent théoriquement le droit de cracher ou de pisser
au vent… mais aussi celui d'y mouiller leur chemise !
Très
couramment, les voiliers de régates doivent "Virer" leurs
bouées de parcours. A défaut, ils sont disqualifiés.
Sinon,
un navire évolutif comme un remorqueur "Vire court", au
contraire de celui qui est "Lent à virer" comme un super-pétrolier.
Le vent et le courant peuvent aussi "Virer", quand ils
changent sensiblement de direction.
En anglais
:
Virer
une manœuvre : To haul.
Virer
: To alter course.
Virer
de bord (Voile) : To tack..
Virer
une marque ou une bouée : To turn.
Lit
du vent : Eye of the wind.