Les deux font la
paire et « Copula » en latin signifie le lien qui unit
deux choses de même espèce, considérées ensemble.
Les navires ne font
pas exception à la règle qui viennent se mettre « A
couple » quand ils se mettent bord à bord l’un contre
l’autre dans le même sens. (Quand ils se mettent
tête-bêche on dit qu’ils sont à « Contre-bord »).
Les navires peuvent
se mettre à couple d’un ponton ou bien se remorquer à
couple. En sachant toutefois qu’on ne se met pas à
couple d’un navire à quai plus petit que le sien, ou
bien au mouillage. Et que les amarres du navire à couple
doivent être portées à terre autant que faire se peut.
Sur les petites
embarcations allant à l’aviron, deux hommes assis côte à
côte avec chacun un aviron « nagent en couple ». (Si un
seul homme sur un banc de nage use d’une paire d’aviron
il « nage des deux » et dans le cas contraire il « nage
en pointe » avec un seul aviron).
En construction
navale les « Couples » sont ce qui constitue les côtes
du navire si on compare son ossature à un squelette. On
parle de « Maître couple » (ou « Maitre bau ») à la plus
grande largeur du navire. Ce sont donc des pièces
transversales à la charpente du navire, symétriques par
rapport à la quille, qui en double (d’où l’idée de
« Couple ») forment un membre. L’ensemble des couples
constitue la « Membrure » du navire.
En mathématiques appliquées au navire pour les calculs
de sa stabilité, le « Couple de redressement » désigne
les forces qui, lorsque le navire gîte, tendent à le
redresser.
A l’inverse bien sur, ce même couple de
redressement peut parfois devenir… « Couple de
chavirement » !!!
Les deux
forces en cause sont la pesanteur appliquée au centre de
gravité du navire, et la poussée d’Archimède (ou sa
flottabilité si l’on veut) s’appliquant quant à elle au
centre de carène du navire. Cette poussée de l’eau qui
fait flotter le navire dépend de ses formes (Largeur,
creux ou franc-bord) et donc de son volume.
En Anglais
: