Le « Baptême » vient du
mot grec « Baptizein » qui signifie immerger. Il n’y a
pas que les petits enfants ou les catéchumènes que l’on
plonge dans l’eau selon des rites d’appartenance, mais
aussi les navires quand ils rejoignent leur élément : La
Mer.
Le « Baptême » est donc
une cérémonie et une inauguration solennelle au
lancement d’un navire. On y retrouve les personnalités
apparentées au navire (Armateurs, constructeurs,
affréteurs, navigants, etc…), un ou des ministres du
culte (Ou du gouvernement !) ainsi qu’une Marraine dont
le choix peut relever des plus fines stratégies.
L’usage veut qu’en France
cette marraine brise une bouteille de champagne sur le
brion ou l’étrave du navire en neuvage qui reçoit un nom
avant sa mise à l’eau. Le nom de baptême d’un navire
marchand - on dit plus simplement son « Baptême » - est
inscrit de part et d’autre de son étrave à la proue, et
en tableau à la poupe. Le nom du port d’attache ne
figure qu’à l’arrière sous le baptême.
Une autre cérémonie
maritime est également célèbre sur les navires
marchands, c’est le « Baptême de la Ligne ». La dite
ligne étant l’Équateur, mais l’usage s’étend aussi aux
Tropiques du Cancer et du Capricorne. C’est une coutume
burlesque apparentée à une sorte de Carnaval présidé par
Neptune, assisté d’Amphitrite son épouse, du Barbier,
d’un Juge et de ses assesseurs, plus quelques autres
personnages fantaisistes, selon les moyens du bord.
Cet important aréopage
admet dans les contrées marines et ultramarines tous
ceux, marins ou passagers, qui n’y sont jamais venus, et
à qui ils font souffrir un certain nombre d’épreuves de
qualification, tels que douches forcées, pluies et
interrogatoires divers, barbouillages et casse-croûtes
salés... Il est parfois délivré un certificat illustré
pour validation de cet évènement unique.
On peut trouver une belle
illustration de ce rituel au Tropique du Cancer dans
« Le comptoir de Juda » (B.D. « Les passagers du Vent »)
se déroulant au 18ème siècle. Mais la coutume a la vie
dure puisque le poète Blaise CENDRARS se targuait
d’avoir été baptisé 11 fois sur la ligne de l’Amérique
du Sud au début du 20ème siècle !
En timonerie, le
« Baptême » est aussi la désignation d’un pavillon,
portée sur sa gaine et qui se retrouve sur le dessus
quand il est correctement ferlé, que l’on retrouve
encore en étiquette sur la case correspondante du coffre
à pavillons. (Lettre, chiffre, aperçu ou le P.N. du
pavillon national). L’usage de la signalisation par
pavillons devient obsolète de nos jours.
En
Anglais :
Baptême :
Name.