Le jaune
« Safran », (C’est bien connu !) est une couleur,
celle du colchique dans les prés qui est une variété du
crocus, et dont on tire une poudre pour en faire de la
teinture ou des épices. Il y a bien eu un sous-marin
jaune chez les Beatles, mais çà n’a rien à voir avec la
marine…
Le mot « Safran » est présumé d’origine arabe et
on ne sait pas trop comment s’est effectué son
transbordement dans le langage maritime. Il est en tous
cas passé par le Détroit de Gibraltar pour traverser
l’Espagne où il fût « Azafran » !
Quoiqu’il en soit, le « Safran » est le plan
vertical immergé du gouvernail d’un navire sur lequel
agissent les filets d’eau pour le faire évoluer. Le
mouvement de rotation partielle du « Safran »
d’un bord ou de l’autre du plan longitudinal d’un navire
provoque son changement de cap quand ce navire est en
marche avec de l’erre. Le « Safran » n’a plus
aucune action sur la conduite du navire quand celui-ci
est stoppé sur l’eau.
S’il est en bois et sur les petits navires, les planches
qui composent le « Safran » sont assemblées par des
« pentures », lesquelles sont reliées à une « mèche »
qui repose sur le « talon de quille » par une
« crapaudine » et est reliée et articulée à l’
« étambot » soit par des « fémelots » et des
« aiguillots », soit par une « jaumière » dans les
autres cas.
En parlant du « Gouvernail », Jules LECOMTE (1835) nous
précise que : « Le safran complète la largeur que
doit porter cette machine, et qui doit être d’autant de
pouces que la plus grande largeur du navire exprimée en
pieds ».
Il est patent que la formule empirique ci-dessus a dû
changer depuis les grands voiliers, et que les
« safrans » des gros pétroliers V.L.C.C. et des
grands navires modernes n’ont plus ces proportions de
nos jours.
En Anglais :
Safran : Rudder blade.
Gouvernail : Rudder, Helm.
Pentures : Hinge.
Mèche : Rudder stock.
Talon de quille : Skeg.
Crapaudine : Socket.
Etambot : Stern post.
Fémelot : Barace.
Aiguillot
ou vitelot
: Pintle.
Jaumière : Helm port.