La « Starie » est un mot féminin d’origine
espagnole « sobrestaria » venant de « sobre », pour «
sur », et « estar », pour « se tenir ».
Et c’est un synonyme du « Délai de Planche ». Ce
dernier, qui est défini par convention, est accordé au
chargeur pour le chargement ou le déchargement d’un
navire ou d’un convoi de navires. C’est le temps de
base, et dit « de Planche », dont dispose l’affréteur,
au terme du contrat d’affrètement, ou charte-partie,
pour charger ou décharger le navire dans des ports
déterminés. On compte souvent en « Jours de Planche ».
On parle plus souvent des « Staries » au pluriel
(lequel supplante généralement le singulier chez les
meilleurs auteurs, et dans les grands dictionnaires), et
surtout des « Surestaries », qui sont les dépassements
du délai de planche donnant droit à une indemnité de
retard que le chargeur doit au transporteur.
Le réceptionnaire compense ainsi le temps pendant lequel
il immobilise indûment le navire qui ne peut reprendre
la mer pour continuer sa navigation.
En Droit maritime commercial, le mot « Surestaries »
désigne soit le dépassement du « Délai de Starie
», soit la somme que doit payer l'affréteur ou le
chargeur à cause du dépassement. On parle alors de «
Clause, Délai, ou Jours de Surestaries ».
On peut donc devoir payer des « Surestaries », et en
être responsable.
Après un certain temps, le taux des « Surestaries » peut
augmenter, et dans la pratique on donne au nouveau tarif
plus élevé le nom de «Contrestaries », «
Contre-Surestaries » ou « Sursurestaries ». C'est, en
quelque sorte, un supplément du fret.
Les « Surestaries » peuvent être des droits ou des frais
selon le point de vue où l’on se place. De celui de
l'affréteur, ce sont des frais puisqu'il s'agit d'une
somme qu'il engage, et de celui de l'armateur, ce sont
des droits qu'il exige ou impose. Ces droits de
surestaries ou d'expédition au port de déchargement sont
réglés entre les armateurs et les affréteurs.
Il s'agit en l'espèce d'un simple contrat de vente de
marchandises, et non d'un contrat de transport maritime.
Ainsi les réclamations ou contestations ayant trait aux
frais de surestaries qui ont été engagés sont, en Droit,
de nature civile plutôt que maritime.