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Du latin « Quartus
» pour la quatrième partie d’une unité.
Comme trois est
le quart de douze, il y a trois « quarts » dans la marine !?
Moitié le
jour et moitié la nuit, à l’évidence !
Les « quarts » sont ici les temps de service
effectif de veille, de jour comme de nuit. Ils font
généralement 4 heures.
Par extension le « quart » est aussi le service
assurant en permanence la marche d’un navire, soit aussi
la fraction de l’équipage qui en a la charge.
Sur un navire,
quel qu’il soit, les règlements internationaux
prévoient qu’il y ait une veille permanente, auditive et
visuelle, du personnel affecté à la conduite du navire.
Donc 24h00/24h00.
Ainsi, le
personnel de conduite, et lui seul, travaille par «
quarts », soit 2 x 4h00 (quart de
jour + quart de nuit) en général. Le reste du
personnel, qui est « hors quart », travaille donc à la journée selon des
horaires classiques avec une amplitude de 8 à 12 heures
par 24 heures.
L’officier « Chef de quart » (autrefois «
Quartenier ») est celui qui est responsable de la
conduite du navire suivant les ordres du Commandant. Et
souvent, de nuit sur les navires automatisés quand tous
dorment sauf lui, il est pendant ses 4 heures « Le seul
Maître à bord après Dieu et le Commandant » … auxquels il
arrive de dormir, eux aussi !!!
Mais le « quart
» (la veille) peut aussi être de 2 x 6h00 sur certains
petits navires armés au cabotage, ou de 1 x 4h00 + 1 x
3h00 s’il y a 3 lieutenants et que le second capitaine «
en fait un bout » sur les gros navires.
Dans la Marine Nationale, il y a aussi un «
quart
» tournant sur certains navires qui ne font pas
vraiment du long cours. Le travail s’y effectue en deux
bordées, l’une de « quart » est de service toute
la journée et de veille par roulement la nuit, l’autre a
la nuit franche et n’est de service qu’aux heures de
travail.
Il est désormais bien connu que le langage des
marins est difficile à aborder pour les non-initiés.
Leur arithmétique n’a rien à lui envier.
En
récapitulation, et pour faire court, il n’y a
effectivement que 3 quarts qui couvrent 24h00 dans
la terminologie usuelle de la marine marchande
française :
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1. Le « 0 à 4 » dit « quart de nuit ».
(Qui s’exerce aussi de 12h00 à 16h00 !) |
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2. Le « 4 à 8 » dit « quart du chien ».
(Qui s’exerce aussi de 16h00 à 20h00 !)
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3. Le « 8 à 12 » dit « quart de jour ».
(Qui s’exerce aussi de 20h00 à 24h00 !)
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Il y a aussi le « petit
quart » de « 0 à 6 » et le
« grand quart » de « 6 à 12 » dans la variante par
bordées dite du « quart à courir »…
Ces quelques singularités de la façon de compter des
marins s’exercent dans de multiples domaines. Il
faudrait aussi aller voir du côté du calcul
sexagésimal très troublant pour certains. Ce sera
pour une prochaine occasion…
Et chaque marine de chaque pays a ses petites habitudes
ou ses
traditions, qui peuvent faire varier un peu le principe
général du « quart » de 4 heures, lequel est
absolument toujours d’actualité. Et il fut un temps ou
l’on « piquait les quarts » avec la cloche du
bord pour appeler les « hommes de quart » à
monter faire leur temps de veille. Le « quart en
bas » étant bien sûr de repos.
Dans un autre ordre d’idée le «
quart » peut être
aussi une « aire de vent ». Soit le quart du «
secteur » qui est la moitié du « quadrant » de la « rose
des vents » de 360° qui contient donc 32 « quarts
» de 11°15’ !!!
Ceci était surtout utile sur les voiliers du temps
jadis.
Mais on retrouve cette unité du «
quart » de
11°15’ sur les navires plus actuels, comme unité de
gisement assez approximative.
Navire « 3 quarts bâbord avant ! » ou « 1
quart sur l’arrière du travers tribord ! » annoncent
alors les veilleurs à leur chef de quart… Il y a
donc 16 « quarts » bâbord et 16 « quarts »
tribord, en toute simplicité !
Il se confirme que
cette arithmétique maritime peut paraître un peu spéciale
aux terriens : un autre exemple est celui du Capitaine
qui pouvait accorder la « double » au « quart »
dans des circonstances particulières.
Le rhum était encore dans la liste règlementaire des
aliments embarqués et il s’agissait de la double ration.
La ration journalière était mesurée par un « boujaron »
de 6 cl qui correspond à la 16ème partie du litre (!?)
et les gobelets en fer-blanc de cette contenance n’ont
plus cours depuis longtemps sur les navires... En 1907
le « boujaron » a disparu officiellement des règlements
maritimes en France.
En
Anglais :
Quart
(veille)
: Watch.
Quart (aire de vent) : Rhumb..
Boujaron : Tot.
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