Du Grec « Baris »
puis du Latin « Barca » pour petit navire.
A l’origine,
évidemment, il s’agit de monter sur une barque.
En 1835 Jules
LECOMTE dans son « Dictionnaire Pittoresque de Marine »,
décrit l’embarquement comme :
-
La destination
légale d’un marin ou d’un passager sur un navire.
L’un et l’autre reçoivent respectivement un
« ordre » ou un « permis » d’embarquement.
-
La mise à bord
du matériel d’armement, ou de la cargaison.
-
L’arrivée des
personnes, passagers ou matelots à bord d’un navire.
-
La mise à bord
de troupes sur ordre des autorités politiques ou
militaires pour une expédition.
Il dit aussi que
l’action de l’ « embarquement » fournit le verbe actif
« embarquer ».
Mais on dit aussi
« s’embarquer » dans une galère, sur un canot de
sauvetage, ou à bord d’un navire.
Dans le mauvais
temps on dit aussi que le navire « embarque » beaucoup
d’eau, et à son timonier de ne pas laisser « embarquer »
la mer.
Le LAROUSSE reprend
un peu tout çà en l’élargissant au langage familier qui
vient souvent du franc-parler des marins :
-
C’est emporter
avec soi. (On embarque un objet).
-
C’est conduire
en prison. (On embarque un voleur).
-
C’est entrainer
dans une affaire. (On est embarqué dans un procès).
Mais c’est aussi
recevoir de l’eau par-dessus bord, et baser des avions
sur un porte-aéronefs, (on parle d’aviation embarquée),
comme de monter à bord de n’importe quel véhicule,
terrestre, aérien, maritime ou ferroviaire.
Il ajoute que l’on
s’embarque aussi bien dans l’un de ces véhicules que
dans une affaire, bonne ou mauvaise.
Les mariniers, en
plus, s’embarquent parfois dans une « balance »,
laquelle est un mouvement de lacet du navire ou les
mauvais barreurs se laissent entrainer. On suppose alors
dans la marine marchande que leur femme s’appelle
« Simone »…
Essayons de
synthétiser :
Verbe actif :
Faire ou laisser passer à bord choses, bêtes ou gens. Le
contraire est « débarquer ».
Verbe neutre ou
intransitif, sans complément : Passer à bord, se
faire mettre au rôle, mettre son sac à bord, naviguer,
prendre des paquets de mer.
Verbe passif :
Être à bord. Mais aussi, se faire avoir par choses, gens
ou évènements. La remorque est embarquée en travers. Le
navire est embarqué par le courant. Le canot’ à la
remorque est embarqué dans le sillage.
Verbe réfléchi :
Prendre la mer, prendre passage, se faire porter au
rôle.
En
Anglais :