D’après le dictionnaire
pittoresque de marine de Jules LECOMTE datant de 1835 :
« Faire tête » c’est faire
résistance. Un navire fait tête à son ancre lorsque tout
son câble étant filé, il ne peut plus aider à
l’impulsion du vent ou des courants parce que ce lien
qui le réunit à l’ancre mordue au fond s’est tendu,
s’est roidi.
Le dictionnaire de Monsieur
MERRIEN dit qu’au mouillage :
« Faire tête » c’est venir
à l’appel de son ancre en avançant un peu plus que ne
sera la position définitive d’évitage.
La tête est un synonyme de
face dans les expressions marines comme « Faire tête »
au vent ou « Faire tête » à la mer ou au courant.
« Faire tête » se dit donc
du navire qui après avoir élongé son mouillage revient
dessus sous le poids de la chaine, puis s’oriente pour
se placer bout au courant (face au courant) ou bout au
vent (face au vent), ou encore dans une position
d’équilibre intermédiaire entre le vent et le courant,
selon la force de chacun d’eux.
C’est l’acquisition d’une
position finale stable (autant que faire se peut) d’un
navire ayant mouillé une ancre, et dit ensuite « au
mouillage ».