Nos Amis Québécois, parfois descendants de marins
français ayant abordé à leurs rives, usent du mot « Adonner »
pour signifier qu’une situation se présente bien ou
s’améliore.
Ce
mot a un sens généreux puisqu’il vient du latin « Donare »
pour « Faire don ».
Mais il faut en revenir à cette chère vieille
marine, même si elle est en bois et à voiles : le vent
« Adonne », et sa risée est « Adonnante »,
s’il tourne dans le bon sens, c'est-à-dire qu’il vient
sur l’arrière et place le navire sur une allure plus
portante sans qu’il lui soit nécessaire de changer de
bord.
Le
vent devient alors plus favorable par rapport à sa
route, et le navire peut alors soit lofer et faire
éventuellement un meilleur cap sur la route idéale vers
son but, soit filer de l’écoute et ainsi augmenter sa
vitesse.
Jules LECOMTE nous dit dans son « Dictionnaire
Pittoresque de Marine – 1835 » que le vent qui « Adonne »
permet au navire « …de
rapprocher davantage sa proue du point de l’horizon vers
lequel il doit diriger sa course. »
On
dit aussi d’un cordage neuf qu’il « Adonne »
quand il s’allonge en étant soumis à une traction. Une
toile à voile peut aussi « Adonner » lorsqu’elle
est tendue.
Le
verbe antonyme d’ « Adonner » est « Refuser ».
Les dictionnaires du bon Français ne connaissent pas « Adonner »
mais la forme réfléchie « s’adonner » signifiant
s’attacher entièrement à quelque chose, et pourquoi pas
par exemple, à la voile ou à la navigation !?
En
Anglais :