Le
« Pilote » est avant tout maritime puisque le mot
vient du grec « Pêdon » qui signifie « Gouvernail ». Les
philologues savants indiquent même que les byzantins
disaient « Pêdôtês » pour le « Pilote », et que
le mot est ensuite passé au latin sous la forme « pillotus »,
puis à l’italien « Piloto » avant d’arriver chez nous !
Nous oublions souvent l’aspect maritime du mot « Pilote »
car « Piloter » c’est donc étymologiquement
conduire et mener un navire. Le mot s’est ensuite étendu
à toutes sortes d’autres engins, tels qu’avions,
automobiles et autres chars d’assaut…
Il
peut aussi désigner de nos jours une machine qui peut
diriger un navire ou un avion sans intervention humaine
(Le pilote automatique), ou bien un guide dans une ville
inconnue, ou bien encore un exemple (Classe pilote /
Ferme pilote). Il y a aussi le (film) pilote pour une
émission de télévision, le pilote électronique, le
pilote de périphérique en informatique, et j’en passe.
Le
« Pilote » c’est aussi un petit poisson des mers chaudes
de la famille des Acanthoptères qui accompagne les
navires, et qui semble parfois servir de guide aux
requins. Certains comme le Rémora ont même une ventouse
sur la tête qui leur permet de se coller sur leur
suiveur et de ne pas trop se fatiguer dans leurs
déplacements !
Le
« Pilotin » n’est pas un petit pilote mais un
élève officier non diplômé dans la Marine Marchande.
A
l’approche d’un port le « Pilote » qui y est
rattaché embarque sur les navires pour les guider
pendant les manœuvres, tant en sortie qu’en entrée, ou
dans les passages délicats (Estuaires, détroits,
chenaux…). Il est officiellement chargé d’assister le
capitaine, mais ne se substitue pas à lui. Il est
l’interface entre le navire, souvent étranger à ses
eaux, et les autorités portuaires, les remorqueurs, les
lamaneurs ou même parfois les consignataires. Il se fait
le plus souvent le premier interprète du capitaine dans
ses relations avec toutes ces structures de terre.
On
peut rencontrer plusieurs catégories de « Pilotes » :
-
Les « Pilotes côtiers » qui connaissent à la
perfection tous les dangers d’une côte spécifique.
-
Les « Pilotes lamaneurs » qui limitent leurs
interventions à l’intérieur du port.
-
Les « Pilotes hauturiers » qui peuvent
effectuer des traversées.
-
Les « Pratiques » dans les petits ports secondaires.
Ce sont des familiers des lieux qui n’ont pas de
titre officiel mais sont à même de guider les
navires grâce à leur connaissance et à leur
compétence.
Comme en mer le « Pilote fluvial » est chargé
d’assister le batelier sur les fleuves et rivières dans
leurs zones dangereuses qu’il connaît parfaitement dans
sa zone d’affectation. Il en est ainsi sur le Rhône et
sur le Rhin, par exemple.
Les bateliers, tout comme les capitaines de navires de
mer, peuvent être dispensés officiellement des services
du « Pilote » s’ils sont titulaires d’une licence
de pilotage délivrée par les autorités compétentes au vu
de leur pratique de l’endroit et de leurs compétences
manœuvrières. (Nombre de touchées, et expérience,
souvent assortis de l’acquittement de droits parfois
réduits…).
Le
« Pilote » peut aussi être le bateau du « Pilote »
(on parle alors de « Bateau-pilote » ou de « Pilotine »)
pour rejoindre le navire. Ce peut être encore le livre
des instructions nautiques (parfois orné de bien belles
gravures) pour les parages fréquentés.
Le
mot « Pilote » ne doit jamais être employé pour
désigner le barreur (ou homme de barre dans la Marine
Marchande), et encore moins le capitaine commandant le
navire
En
Anglais :