« Accoster » c’est venir le long ou à côté d’un
quai, d’un appontement ou d’un autre navire. A
l’origine, c’est s’approcher « ad costas » en latin,
des côtes.
Un navire « accoste » le quai, et non pas au quai
(la faute de langage contemporaine ne choque plus
personne, même les marins !), ou un autre navire,
quand ils viennent bord à bord ou à couple, et
qu’ils se touchent.
« Accoster » se disait aussi « attraquer » dans les
mers du Levant, mais c’est un peu dépassé.
« Accoster à l’anglaise » est un peu péjoratif pour
nous autres français, c’est se placer tête-bêche ou
à contrebord d’un autre navire au mépris des bonnes
règles de manœuvre et de l’étiquette navale. L’
« accostage » classique se fait bout au courant et
au vent qui ne vont pas toujours dans le même sens…
On « accoste en dépendant » quand on le fait par
l’arrière.
L’ « accostage » est le fait ou la manière d’
« accoster ». Un bel « accostage » est dit « à
l’amiral » !
Si le navire placé le long d’un quai ne présente pas
toutes les facilités désirables pour monter à bord
ou en débarquer, on dit qu’il est mal « accosté ».
Dans ce cas on peut entendre dans les ports du Midi,
et notamment à Sète, que le navire est « déccosté ».
Ou encore que la Tramontane ou le Mistral bien
connus sont forts vents « déccostant » parfois les
navires à quai dans ces régions.
Un navire « accoste » la terre quand il en est à
petite distance, ou qu’il la longe. S’il y touche
alors un écueil on pourra dire qu’il était trop
« accosté ».
On peut aussi « accoster » deux pièces de bois comme
des bordés que l’on met côte à côte pour former des
coutures régulières qui ne pourront être des sources
de voies d’eau.
Dans le langage familier des marins le mot
« accoster » prend le sens très général d’approcher,
ou de venir à côté. Les terriens ne sont pas en
reste pour « accoster » leurs concitoyennes quand
les circonstances le leur permettent !
En Anglais :
Accoster (Manœuvre)
: To come alongside.
Accoster (Charpente)
: To offer up. To fit.