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Bugaled Breizh: pas de sous-marin français à proximité (ministère)

PARIS, 21 sept 2006 (AFP) - Aucun sous-marin français ne se trouvait dans la zone du naufrage du Bugaled Breizh, a réaffirmé jeudi le ministère de la Défense, après la révélation par l'hebdomadaire Le Point de la découverte de traces de titane sur les câbles du chalutier.

"Ce sont des peintures à base de titane qui recouvrent la coque des sous-marins", selon l'hebdomadaire, citant un rapport du Laboratoire national d'essais de Trappes, qui a décelé des traces de ce matériau sur les câbles reliant le bateau à son chalut. "Même si nos sous-marins comportent dans leur peinture du dioxyde de titane, il n'y avait pas de sous-marin français dans la zone", a déclaré jeudi le porte-parole du ministère de la Défense, Jean-François Bureau.

Il a rappelé que la ministre, Michèle Alliot-Marie, avait fait transmettre en décembre 2005 au juge d'instruction "toutes les cartes et tous les documents de bord de sous-marins français qui étaient dans la zone au sens large". "Il n'y avait aucun sous-marin français présent à proximité qui aurait pu être lié de près ou de loin à l'avarie du Bugaled Breizh", a répété M. Bureau.

Concernant les sous-marins de pays de l'Otan qui participaient à un exercice le jour du naufrage, il a souligné que Mme Alliot-Marie avait demandé aux pays participants de lui "transmettre tous les éléments en leur possession", et que ces documents avaient été transmis à la justice en juillet.

"Le juge d'instruction détient toutes les cartes qui situent très exactement la position des sous-marins occidentaux qui participaient à l'exercice de l'Otan au moment du sinistre du Bugaled Breizh", a souligné M. Bureau. "Je parle des sous-marins que nous connaissons, c'est-à-dire les nôtres et ceux en exercice avec l'Otan à ce moment-là", a-t-il poursuivi.

Il a estimé que les experts de la Marine pourraient le cas échéant "apporter leur connaissance des peintures utilisées par les flottes des différents pays, ça peut être une contribution complémentaire à l'expertise".

Me Christian Bergot, avocat des familles des cinq marins disparus, a confirmé à l'AFP que le rapport cité par Le Point "mentionnait des traces de titane sur le câble bâbord", tout en soulignant n'avoir "pas aujourd'hui suffisamment d'éléments sur le plan technique pour faire le lien entre titane et sous-marin". Dans une note en date du 11 août, le juge Richard Foltzer indiquait que compte tenu des conclusions déposées par des experts, "il apparaît de plus en plus important d'examiner avec toute la compétence et la technicité nécessaire l'hypothèse d'un bâtiment sous-marin qui se serait pris dans l'une, voire dans les deux fûnes (câbles, NDLR) du train de pêche du Bugaled Breizh".

Le chalutier de Loctudy (Finistère) avait coulé le 15 janvier 2004 en quelques minutes avec ses 5 membres d'équipage au large du cap Lizard (Grande-Bretagne), dans une zone où se déroulaient des manoeuvres militaires internationales impliquant notamment des sous-marins.

(@ AFP)

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