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A quelle sauce meteo vont-ils être mangés ?

 

Demain à 13h00 sera donné le départ de la Route du Rhum-La Banque Postale.

Vincent Riou prévoit un début de course sous l'influence de deux anticyclones, une situation rare pour la saison. La Transat s'annonce rapide. Une partie de la magie du départ de la Route du Rhum réside dans le passage des sas.

Les familles, les équipes techniques, les médias et surtout le grand public peuvent ainsi partager – de près - un dernier moment avec les skippers. Pour profiter du passage de PRB, il faudra être matinal et ne pas oublier de régler son réveil pour le changement d'heure.

C'est à 7h45 que le nouveau plan Farr entrera dans l'écluse pour en sortir 35 minutes plus tard. Vincent Riou sera sans nul doute déjà dans sa course mais d'ici là, il reste quelques incontournables tâches à effectuer dont l'avitaillement qui aura lieu en fin d'après-midi. Il clôturera symboliquement la fin de la préparation de PRB.

Restera à garder un œil sur les cartes météo. Mais déjà, les grandes tendances se dessinent. En résumé, selon le skipper de PRB, la course s'annonce tactique, fatigante et rapide. La situation météo devrait obliger la flotte à se glisser d'abord entre deux anticyclones situés relativement Nord. L'objectif parait simple sur le papier : s'extraire au plus vite de cette zone pour aller chercher davantage de pression dans la dépression située entre les Açores et les Canaries.

Subsistent de nombreuses incertitudes, notamment le repositionnement et l'ampleur de l'anticyclone des Açores d'ici quelques jours. Un placement qui pourrait bien être perturbé par un schéma météo inhabituel pour la saison.

Vincent Riou nous livre ses premières impressions.

Interview de Vincent Riou :

Vincent, que disent les fichiers météo à ce jour ? « Aujourd'hui, il y a une route optimale qui passent entre deux anticyclones situés sur le Nord de l'Europe et dans le Nord-Ouest. Il y a donc deux possibilités à ce jour. Soit on choisit de rester au Nord au risque de s'enfermer sur cette route. Soit, on tente de passer entre les deux anticyclones pour atteindre au plus vite la dépression située entre les Açores et les Canaries. Cette solution me semble intéressante car si tout se déroule bien, on sera alors mieux placé pour aborder une situation plus classique pour la saison. »

Quelles peuvent être les conséquences de cette situation inhabituelle pour la saison ? « Cela peut nous amener à faire une route Sud et cela pourrait aller très vite. Le problème réside aussi dans le fait que la dépression aura forcément perturbé l'anticyclone des Açores et donc les Alizés. Mais je pense que le mécanisme de l'Atlantique sera respecté malgré tout et que l'anticyclone des Açores regonflera et reprendra sa place.»

Et pour le départ ? « Nous devrions partir avec du vent faible, vraisemblablement au portant avec du vent d'Est jusqu'à la pointe Bretagne. Je pense qu'on mettra à peu près 20 heures pour rejoindre Ouessant. Le col anticyclonique serait à passer lundi soir ou mardi. Mais déjà, nous sommes à trois jours d'échéance donc ce n'est pas forcément très fiable, qui plus est avec une situation peu classique. »

Où résidera l'enjeu principal sur ce début de course ? « Le premier qui sortira du col et ira chercher la pression sera franchement favorisé. Il pourrait alors y avoir un joli coup d'accordéon. Ce sera chaud tactiquement car il va falloir trouver le trou. Je pense que la course pourrait se jouer là. »

A ton avis quel sera le rythme de course ? « Les premiers jours, on sera à fond, bien plus que si nous étions partis dans la brise. Il y aura beaucoup de manœuvres et quand on sera sorti de la pétole, on attaquera le portant dans la brise. Je ne vois pas beaucoup de repos dans cette transat ! »

Le schéma qui se dessine aujourd'hui te semble t-il favorable ? « Que du portant pour descendre, cela ne devrait pas favoriser les bateaux puissants comme le mien. J'aurais préféré une situation classique. Mais d'un autre côté, ce n'est pas inintéressant de naviguer dans des conditions qui ne sont pas les plus favorables pour nos bateaux. Cela permettra d'en tirer des leçons pour les améliorations à apporter. »

(Infos : PRB)


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