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Loïc Escoffier à nouveau en course à 18 h 30 Loïc Escoffier, après un arrêt au stand à Camaret, est à nouveau dans la course. Le jeune patron de pêche est teigneux et ne pense qu'à revenir au contact des autres concurrents. Confiant sur la météo, il espère revenir très vite dans le match et pouvoir bénéficier de coups tactiques en fin de course « J'étais en train de recharger mes batteries, lorsqu'une légère odeur de brûlé m'a alerté, raconte Loïc Escoffier. J'ai d'abord pensé que c'était ce que j'étais en train de chauffer qui cramait. J'ai lâché la barre pour aller voir. Le bateau était entièrement rempli de fumée ! Je ne voyais pas à un mètre ! C'est la m… ! Lorsque c'est arrivé, j'étais deuxième. J'avais bien « tricoté », j'étais bord à bord avec Eric Bruneel. Deleage & Diazo marchait à 15-16 nœuds de moyenne. La coque centrale était parfois hors d'eau. Une prise d'air a dû désamorcer le circuit de refroidissement du bateau… » La conséquence de la défaillance de son moteur a failli tourner à la punition. Batteries à plat, sans moyens de les recharger, son pilote devenu inutile, Loïc est resté à la barre toute la nuit. « Cela a été un peu tendu dans le rail d'Ouessant, à l'ancienne, sans électronique et sans radar… » Heureusement, le jeune patron de pêche est du type solide. Après 48 heures sans sommeil, d'abord absorbé par la course, puis coincé à la barre, faute de pilote, le skipper de Deleage & Diazo a passé le relais à 14 heures à son assistance technique, devant Camaret (Finistère), comme le lui autorise les instructions de course. Après deux heures de sommeil et un sandwich avalé sur le pouce, Loïc ne pense qu'à repartir. « J'ai prévu de revenir en course à 18 h 30. Pour le moment mon équipe a changé la pièce défaillante et teste mon moteur. Par sécurité, mes préparateurs ont récupéré un groupe électrogène cette nuit. Je l'embarque. Si mon moteur me fait à nouveau défaut j'utiliserai mes panneaux solaires en journée, et la nuit, je démarrerai le groupe. » A 16 heures, l'assistance technique terminait de changer l'échappement, qui avait fondu, et ne pouvait pas encore se prononcer sur la réparation du moteur. Loïc au téléphone avec Jean-Yves Bernot, son routeur, préparait déjà une stratégie pour revenir au contact des autres concurrents de sa classe. « Mon routeur m'annonce que rien n'est encore fait. Ma mésaventure m'aura au moins permis de faire du Sud. Je vais repartir sur la route directe avec pas mal de vent. Pour le moment, nous avons 25 à 30 nœuds de vent devant Camaret. Je vais attaquer avec Anne Caseneuve et Dominique Demachy en ligne de mire. J'espère pouvoir aussi revenir au contact des quatre autres qui ont choisi l'option Ouest… Ensuite Jean-Yves Bernot m'a annoncé qu'il y aurait ensuite des coups tactiques à faire. » (Infos : Rivacom)
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