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PETIT " PONT-AVEN
" DEVIENDRA GRAND
Il se dresse là, dans ce
hangar de 400 mètres de long. Il est encore tout ocre,
très partiellement recouvert de peinture blanche. L'emblème de
la compagnie trône déjà sur la cheminée qui a reçu il y a peu
de temps ses premiers gaz d'échappement.
A bord, tout est en construction.
Qu'on soit dans ce qui sera le grand restaurant du bord, sur le
"sun deck" dans le PC machine, on ne fait pas encore vraiment
la différence. Ce que l'on peut quand même constater, c'est que
les espaces publics seront très vastes.
Mais en y regardant d'un
peu plus près, avec un peu d'imagination et la description de
Philippe et Sébastien, deux officiers à la BAI, qui surveillent
la construction du navire, on peut se dire qu'il s'agira d'un
beau navire. L'un des plus haut ponts abrite des cabines de luxes
et en soulevant le sol protecteur, on remarque le revêtement en
tek. Ça tape !
En construisant le Pont
Aven, la BAI souhaite montrer que traverser la Manche ou le Golfe
de Gascogne doit être aussi agréable à bord d'un ferry qu'à bord
d'un navire de croisière. Pour cette raison, le Pont Aven offrira
le même confort qu'un séjour à bord d'un Mistral ou d'un Renaissance.
A titre d'exemple, on peut citer la piscine, le sun-deck pour
les flâneurs, les ascenseurs panoramiques, le vaste restaurant
à l'avant, des cabines (de luxe) avec balcon, une discothèque
pour les fêtards…
Nous avons pu visiter le
navire en long et en large : les ponts qui recevront les voitures
et les camions s'étendent à perte de vue, leurs ventilations sont
impressionnantes de part leur largeur. Arrivé devant l'un des
appareils à gouverner, l'un des deux officiers ne peut retenir
sa joie en nous disant que la silhouette de la coque va offrir
une manœuvrabilité du navire parfaite. Le Pont Aven, n'aura rien
de spécial, rien de top niveau pour sa propulsion. Il sera juste
plus puissant, donc plus rapide, pour une vitesse de 27 nœuds,
et sera équipé très classiquement d'hélices à pâles orientables,
de propulseurs avant et arrières…
Si vous aviez pensé comme
moi à des pods, vous vous trompez : les ports dans lesquels notre
ami sera amené à relâcher, ne nécessitent pas un tel équipement.
La salle des machines semble un peu étroite, ce qui d'ailleurs,
semble un peu décevoir notre mécanicien. Deux moteurs en V MAK
semi-rapides d'une capacité avoisinant les 10 000KW chacun assurent
la propulsion. On compte également trois gros générateurs qui
auront fait leur premiers pas ce soir. Pour le reste, j'avoue
ne pas avoir tout retenu. Je n'ai pas la vocation du boulon, désolé
!
Le PC machine est lui aussi
plutôt étroit mais l'équipement informatique est parfait. Le Second
me montre alors des planches, sensées offrir une déco intérieure
agréable : " même sur les navires de croisière ils n'ont pas ça.
Le confort de l 'équipage, c'est important ! " Quelque chose de
bien français, au passage.
La passerelle était hélas
fermée mais juste derrière se trouvent les cabines des officiers,
semble-t-il légèrement étroites. Enfin, relativisons un petit
peu "sachant qu'on ne reste qu'une semaine à bord et que je serai
bien plus aux machines que dans ma cabine, c'est largement suffisant."
me dit alors rapidement Philippe.
Environ 180 français travailleront
à bord pour seulement une vingtaine de marins -pont et machine-
: le Commandant, le Second, deux lieutenant, un officier-radio,
le Chef, le Second mécanicien et un ou deux lieutenants et les
matelots. Le navire effectuera alors des rotations entre la France
et l'Irlande, l'Angleterre et enfin l'Espagne semble-t-il.
Un beau navire en perspective
qui flotte déjà et devrait quitter son berceau afin de réaliser
ses premiers essais en mer début février après avoir descendu
l' Ems, de Papenburg à Eemshaven.
Les dernières photos du
Pont Aven se trouvent sur :
http://fret.brittany-ferries.fr/index.cfm?articleid=144
Un grand merci à Daniel
Jégou, Madame Veil, Messieurs Michel Le Goff et Sébastien pour
leur gentillesse et sans lesquels cette visite n'aurait pas eu
lieu.
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