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"Des nouvelles de Jean-Gab" - le mardi 2 décembre 2003

 

Un tout petit mot d'abord. Pour ceux qui ne me connaissent pas, je m'appelle Jean-Gabriel Tridon-Motte.

Mettre au point une rubrique demande du temps et des infos. Je n'en ferai donc sûrement pas toutes les semaines mais je traiterai de thèmes divers liés parfois à l'Allemagne, notre voisin si mal connu que beaucoup de personnes assimilent à un passé sombre, qui est la troisième puissance économique mondiale comme chacun sait et notre premier partenaire européen.

Vos suggestions et idées seront toujours les bienvenues.

jgab-tmotte@voila.fr

Photo Pierre Hébert

 

ATTENTION ! CA ROULE

 

La hantise d'un Second et d'un Commandant : la perte de conteneurs en mer. Même si certains disent ne pas y croire, ça arrive.

Le porte-conteneur passe pour un navire sûr, construit de manière standardisée avec double fond et double coque avec un grand franc-bord. Suivant la forme de la coque, en général, fine aux extrémités et large au centre, la stabilité peut varier d'un navire à l'autre. Le type de route suivie, la hauteur des vagues ainsi que leur période peut occasionner un roulis violent du navire, appelé roulis paramétrique, qui entraîne un mouvement " de va-et-vient " si amplifié que les barres de saisies peuvent être amenées à lâcher, ce qui implique du coup la perte de conteneurs en mer et l' " effet domino ".

Il est très difficile d'établir combien de conteneurs finissent à l'eau chaque année. J'ai lu un nombre très vague allant de 2000 à 10000 par an. les dommages par conteneur coûtent cher. Det Norsk Veritas les estime à hauteur de 44346 US$ car ces boîtes contiennent souvent des marchandises chères, à l'exemple des produits électroniques. Ce roulis paramétrique peut-il être évité ? La société de classification scandinave Det Norsk Veritas aurait trouvé une réponse à ce problème : un appareil qui mesure les effets combinés " vagues-cap-vitesse ", les interprète par informatique et alerte l'officier de quart du danger de roulis paramétrique suffisamment en avance, lui conseillant de changer sa course et ou sa vitesse.

La trouvaille a été mise en pratique sur trois navires. On en a alors déduit que le risque de roulis paramétrique augmente dans les zones Atlantique Nord et Pacifique Nord sur des navires de capacité oscillant entre 3000 et 4000 EVP filant environ 22 nœuds.

Le but serait bien sûr de vendre cet appareil en série et ainsi en équiper les navires répondant aux critères critiques.

 

Ce serait mieux que ça :

 

 

Jean-Gabriel Tridon Motte, élève à l'école de navigation d'Oldenbourg en Allemagne

est membre de "l'Académie Marine-marchande.com"

 

jean-gab@marine-marchande.com

 

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