Sur rade de Brest
Brest sous une pluie battante. Le vent violent ne faiblissait pas, fête oblige. Je portais sa croix. L'Abeille disparue, croisait sur le rail et Camaret regardait sa descendance passer au lourd, le coeur léger. Le lourd de l'émotion dans une grande tenue. Nantes, au bas de la Bretagne se préparait pour Le Capitaine de remorqueur de mots. Les pavés des quais ruisselaient d'humidité marine pour ma peintre de la mer et d'Hambourg un navire à couple arrivant en avion mouillait dans la baie des sourires. Les jetées de Belgique, défendues par des yokohamas naviguant à l'estime, pièces uniques, accostent en Iroise et déposent le maître des quais. Le breveté du Panama et son équipage presque au complet, évitent la terre viking. Un bien bel équipage pour une folle équipée direct sur le goulet. Je portais sa croix, d'autres un navire, un tableau, un résumé de vie, une longue vue et dans les cales, de l'amitié rare, à saisir. Les vagues finissaient dans la salle d'honneur du foyer du marin, un coussin flottait au milieu des amis, des familles, à son bord de dentelles on posa sa croix. Les bulles en attente ont bien vu la magie de ce transbordement. Il portait sa croix, enfin. Nous sentions les frissons de l'Aulnes dans ce vestige camarétois. L'homme aux galons d'or face à la dame brune venant des glaces si chaudes, se fondait parmis nous. Tous buvaient et d"autres fumaient sous l'étrave, les pieds bien au sec sur le sable mouillé. une belle flotte, venue pour lui. venue porter assistance. Aucune détresse dans ces parages bien fréquentés. Alors, nous avons quitté la zone, un par un, un morceau de sa croix bien à bord. Une escale riche et brillante aux couleurs de la mer sur la rade bleue et verte. Nous avons déposé notre journal de bord aux Affaires maritimes. Pour ne pas oublier. Qu'il semblait content le nouveau chevalier. Brest sous une pluie battante, que ce temps était beau. Bon vent Jêrome Billard, le 5 avril 2008
©2008 - Jérôme Billard (reproduction interdite)
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