Portugal

 

1 - Le Portugal et la Mer

Le Portugal est une république démocratique dotée d’une économie stable.

Pays historiquement tourné vers la mer (la longueur de ses côtes atteint 962 kilomètres), la population est forte de 9.98 millions d’habitants, 4.5 vivent à l’étranger. 4,7 millions sont actifs, le taux de chômage est de 4,1 %.

Situées dans l’Atlantique Nord, Madère et les Açores, régions autonomes, sont considérées comme des personnes morales de droit public dotée de pouvoirs législatifs et exécutifs propres.

Le Portugal a seulement rejoint l’OMI en 1976 (le Pakistan en 1958, les Pays-Bas en 1949).

2 - La marine marchande

Le registre d'immatriculation de Madère (MAR) a été créé par le décret du 28 mars 1989. Il prévoit que l'équipage doit comprendre 50% de nationaux, les autres marins pouvant avoir un statut différent.

Est prévu un système d'exemption d'impôts sur les revenus au titre des bénéfices réalisés par les propriétaires de navires portugais opérant dans les trafics internationaux, sur les revenus pour les salaires des officiers et membres de l'équipage, exemption des droits de succession, incitations fiscales et financières. Ce registre est réservé aux navires exploités sur des trafics internationaux. Ceux-ci ne pouvant acheminer ni passagers ni marchandises entre les ports portugais.

3 - La marine militaire

La « Marinha Portuguesa » est au bord du gouffre financier.

En mars 2002, le ministre de la défense a ordonné à ses navires de rentrer au port, le budget des armées a été divisé par 2 dernièrement. Les militaires auraient admis qu’il pourrait y avoir un retard dans le délai prévu pour l’arrivée de trois nouveaux sous-marins annoncés dans un premier temps pour 2005. La livraison est reconduite à 2007.

Si les marines françaises, italiennes et espagnoles ont l’habitude de travailler en commun, il n’en va pas de même pour la marine portugaise. Le Portugal n’a pas participer par exemple à la création d’Euromarflor (1995), force multinationale maritime européenne, il a fallu attendre 1997 pour qu’un premier bâtiment participe.

4 - La pêche

Les eaux sont troubles pour la pêche portugaise : le nombre de pêcheurs est passé de 41.800 en 1986 à 27.000 en 1996.

Le poids social de ce secteur est très important dans ce pays ou le poisson est roi. Un portugais consomme en moyenne 62 kg de poisson par an, trois fois plus que la moyenne des autres pays européens.

Depuis l’adhésion du Portugal à l’Union européenne, ce pays a perdu ses droits de pêche historiques en Europe du nord et le long des côtes de certains pays africains. L’importance du secteur de la pêche au Portugal ne doit pas être évaluée uniquement en fonction de son poids dans l’ensemble de l’économie qui ne dépasse pas 2%, mais en tenant compte également de sa dimension culturelle et sociale sur plus de 120 localités.

La flotte portugaise est relativement ancienne, constituée en majorité par de petits navires : près de 80% des embarcations mesurent moins de 9 mètres. Une cinquantaine de chalutiers congélateurs dont les deux tiers mesurent plus 50 mètres sont encore en service. Les deux tiers des captures sont effectuées au large du littoral portugais. Les principaux ports de pêche sont Matosinhos dans le nord, Peniche au centre et Olhao au sud.

Ces dernières années près de 40% de la flotte a été détruite. Il semblerait que de grosses sommes distribuées au Portugal (280 millions d’ECU entre 1994-1999) par l’UE et destinées à préparer le 21ème siècle auraient surtout permis à des armateurs de s’enrichir.

La Commission européenne prépare une nouvelle réforme de la pêche. Le projet préconise la démolition, entre 2003 et 2006, de 8.592 navires en Europe. Le Portugal serait moins touché que la plupart de ses voisins. Seuls 287 unités concernées qui représente 2,5% de la flotte et 14,4% du tonnage.

Dans le passé, des navires retirés de la flotte nationale auraient été armés sous pavillons de complaisance, les armateurs continuant à travailler dans les mêmes secteurs. Des compensations européennes ont été fréquemment distribuées à la flotte de pêche portugaise. Voici un exemple : des accords de pêche avec le Maroc ont pris fin le 30 novembre 1999. Ils concernaient plusieurs centaines de navires. Au titre de l’IFOP (Instrument Financier d’Orientation de la Pêche), le conseil et le parlement européen ont mis en route des plans de reconversion. 9 millions d’euros ont été alloués au Portugal. Une autre forme d’intervention est également représentée par l’initiative communautaire PESCA, lancée par la Commission pour soutenir les zones littorales européennes.

L’ouverture de l’Europe permet à de nombreux marins portugais connaissant un fort taux de chomage de naviguer sur des navires étrangers. En France, par exemple, les armements Dhellemmes et Intermarché manquent de bras et recrute ainsi des marins de qualité en provenance d’Aveiro, au sud de Porto. Ils bénéficient d’un contrat minimum de trois marées et les clauses sont identiques à celles des marins bretons. Le minimum garanti assure 1.400 euros nets hors primes, contre 260 euros chez eux. A bord, du chalutier lorientais An Oriant qui a coulé, le 2 octobre 2001 au large de l’Irlande se trouvaient trois portugais.

5 - Sécurité maritime - Les contrôles.

Pratiquement seul avec la France et l’Espagne, le Portugal avait estimé nécessaire, lors d’un conseil des transports européen, le 5 avril 200, de renforcer la surveillance des navires au niveau communautaire. Les autres pays tel le Danemark, la Finlande, les Pays-Bas, le Royaume uni et la Suéde désiraient une solution mondiale, rechignant à toute mesure qui aurait pour effet de renchérir le coût du transport maritime.

Au Portugal, les contrôles sont exercés par les inspecteurs de la direction de l’inspection de l’Instituto maritimo portuario pour les navires du registre national. Les expertises pour les émissions de certificats de construction et les lignes de charge sont déléguées aux sociétés de classification. En ce qui concerne les navires du registre international de Madère (Mar), les inspections pour la certification sont déléguées aux sociétés de classification, les expertises pour l’émission des licences radio était effectuées par la direction des navires.

Il est à rappeller que le Palatial (ou Han) petit caboteur qui était destiné à la casse par les autorités françaises (70 déficiences) a été reclassé par une société de classification portugaise : la Rinave Portugesa. En outre le Portugal n’a pas semblé très pressé pour signer la convention C22 sur le contrat d’engagement des marins proposée par l’Organisation internationale du Travail en 1926. Ce pays a ratifié le document seulement le 23 mai 1983.

 

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Instituto Maritimo-Portuario

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