Homme libre toujours tu chériras la Mer


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Elections présidentielles - Réponses des candidats

Nicolas Miguet - RCF

 

 


Reçu le mercredi 27 février 2002

Nicolas Miguet - RCF

 


 

Cher Monsieur,

Je pense que vous lirez avec attention un de mes derniers "bloc-note" sur le sujet. Il est paru dans Bourseplus du 9 février : "La France doit se tourner vers la mer.

Notre pays oublie trop souvent que s’il a un rôle mondial à jouer dans les années à venir, c’est en raison de sa puissance maritime. Dix millions de kilomètres carrés de zone économique exclusive, dans l’Atlantique, la Manche, en Mer du Nord, en Méditerranée, dans l’Océan indien, dans le Pacifique, la mer des Caraïbes ou au large de Terre-Neuve, de Cliperton aux Mascareignes, en passant par Saint-Pierre et Miquelon, nous avons plus de 165 000 km 2 de terres à nous dispersées de part le monde, avec 2,1 millions de nos compatriotes qui vivent loin de l’hexagone, sans compter les 2 millions de nos citoyens expatriés, souvent contrains à l’exil par la fiscalité, parfois attirés par l’appel du large.

La grande misère matérielle de notre armée est plus criante encore lorsqu’il s’agit de notre marine de guerre. Nous avions su construire dans les années trente une flotte magnifique. Nous n’avons plus que des lambeaux de souveraineté épisodique sur les mers du monde. Presque plus une goutte de notre pétrole n’est transporté sous le pavillon français. Du coup, nos côtes sont trop souvent polluées par de trop nombreuses poubelles flottantes, qui font naufrage, faute d’équipage de qualité et d’entretien régulier.

L’avenir du pays passe par une reconnaissance de notre patrimoine maritime. J’ai suggéré que l’on dote notre artisanat d’art d’une vitrine somptueuse en lançant un France 2 qui dépasserait d’une vingtaine de mètres le Queen Mary 2 que nous construisons à Saint-Nazaire pour l’Angleterre.

Mes amis des chantiers de l’Atlantique chiffrent à 1,2 ou 1,3 milliard d’euros l’investissement nécessaire. C’est moins du sixième du coût prévu pour le somptuaire et inutile troisième aéroport parisien que l’on veut construire en Picardie. Ce serait pourtant un symbole très fort d’une volonté retrouvée de la vocation maritime d’une France qui a sorti de son sein tant de grands marins qu’un livre épais ne suffirait pas pour les nommer tous.

Notre commerce doit s’appuyer sur une marine forte et des ports efficaces. A force de l’oublier, c’est toute la France qui en souffrira. Notre vocation n’est pas que terrienne, n’en déplaise aux politicards. " Par ailleurs, et pour compléter, nous proposons, au RCF, d'interdire tout accès aux ports de l'Union Européenne des navires battant pavillon de complaisance... n'en déplaise aux armateurs grecs ! Je vais me battre pour cela aussi.