Commision baleinière: encore une réunion pour rien, selon les associations
LISBONNE, 25 juin 2009 (AFP) - La 61e réunion annuelle de la Commission
baleinière internationale (CBI), qui s'est achevée jeudi à Madère (Portugal),
n'aura permis de "résoudre aucune question", selon les associations de défense
de l'environnement, qui ont appelé à un réforme profonde de l'organisation.
Avec une journée d'avance sur le programe prévu, la réunion de la CBI a
décidé de reporter une nouvelle fois d'un an toutes les décisions en suspens,
tant sur la pêche à la baleine que sur l'avenir de l'organisation elle-même,
faute d'accord entre ses 85 Etats-membres.
"Après douze mois de discussions, durant lesquels la chasse à la baleine et
le commerce de viande de baleine ont atteint des niveaux jamais vus, la seule
chose à laquelle soit parvenue la CBI a été de se donner douze mois de plus
pour discuter jusqu'à sa prochaine réunion en 2010 à Agadir", déplore
Greenpeace dans un communiqué.
"Un changement fondamental est nécessaire si l'on veut conserver un
quelconque espoir que les baleines ne se retrouvent pas échouées sur les
sables du Maroc l'an prochain", affirme l'organisation écologiste qui appelle
la CBI à "se moderniser pour travailler pour les baleines et non pour ceux qui
les chassent".
"Aucune des questions importantes autour de la pêche à la baleine n'a été
réglée", a également regretté la Société de protection des baleines et
dauphins (WDCS).
La WDCS dénonce notamment la "grosse erreur" de la Commission qui a décidé
de reporter, faute d'accord, sa décision sur la demande danoise de reprendre
la pêche à la baleine à bosse. "Les cas de la Norvège et l'Islande (seuls pays
de la CBI à pratiquer la chasse commerciale) n'ont même pas été abordés",
constate la WDCS qui s'insurge également contre l'absence de condamnation du
commerce de la viande de baleine.
Seule "note positive" de cette rencontre, ironise le WDCS, la CBI a reconnu
"par consensus" la "menace que constituent les changements climatiques", tout
en convoquant de "nouvelles réunions qui vont nécessiter de brûler
d'importantes quantités d'énergie fossile, empêchant là aussi la CBI de
remplir ses objectifs en matière d'émissions carboniques".
(Copyright AFP)