Piraterie: l'Espagne vers un renforcement de la sécurité des thoniers
MADRID, 15 oct 2009 (AFP) - Le gouvernement socialiste espagnol a proposé jeudi aux organisations de pêcheurs confrontés aux pirates somaliens des mesures visant à renforcer leur sécurité, tout en continuant de refuser d'embarquer des militaires à bord des thoniers.
Au cours d'une réunion tenue à Madrid, le ministère de la Défense a proposé plusieurs mesures comme la formation de gardes privés et leur transport avec leurs armes dans l'océan Indien, a déclaré à l'AFP une porte-parole de l'organisation de pêcheurs Cepesca.
De même, le gouvernement va étudier la possibilité d'autoriser les bateaux à embarquer des armes de plus gros calibres que ceux autorisés actuellement.
En revanche, il refuse toujours d'embarquer des militaires à bord des thoniers, car la législation espagnole l'interdit et l'armée espagnole n'a pas la capacité opérationnelle de le faire, selon la ministère de la Défense.
Le secrétaire de l'organisation interprofessionelle du thon, Interatun, Juan Manuel Vieites, a déclaré qu'il fallait faire "tout ce qui était nécessaire", y compris payer une rançon, pour libérer les 36 marins du thonier espagnol Alakrana retenus en otage par des pirates somaliens depuis le 2 octobre.
Un pirate se présentant sous le nom d'Abdi Yare, interrogé au téléphone par l'AFP à bord de l'Alakrana, a réclamé une rançon de 4 millions de dollars pour libérer le navire.
L'attaque de l'Alakrana a relancé la polémique en Espagne sur la sécurité des thoniers travaillant dans la zone, qui réclament que des militaires espagnols puissent embarquer à bord de leurs navires, comme le font depuis juillet des fusiliers marins français pour protéger leurs collègues français.
Ces soldats français ont ouvert le feu à deux reprises ces cinq derniers jours et repoussé avec succès deux attaques de pirates présumés.
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