13 août 2007
En résumé : 2 sons de cloches et un beau vraquier bleu.
Nous devons embarquer sur un cargo Allemand, un petit
porte-conteneurs de 113m de long pour 16m de large, construit
en 1995 et affrété par une compagnie allemande.
Au programme et dans le désordre : prise de vues et de
sons, dessin, écriture (donc travail), vomir, dormir (
donc essayer de s’amariner au plus vite), faire le point
sur la carte, contempler, questionner, parler, écouter,
prendre son quart, se taire, (donc se prendre pour un
marin). Ecouter les suites de Bach sur l'aileron bâbord
ou tribord.
Rêver.
N’étant pas en vacances je ne tiendrai pas compte de
l’avis général du CCV (Comité des Copains pour les Vacances)
qui tient siège au Luxembourg (ils se reconnaîtront),
je consulterai simplement le CSA (Comité de Soutien des
Amis) qui siège en Ile Singulière, à Sète.
Donc, après avoir passé le néant de la frontière franco
belge à 17h le 12 août sous une pluie chaude de fin d'été,
nous voilà donc le 13 août 2007 au bureau de l’immigration
de Rotterdam persuadés d’embarquer dans l'après midi.
Mais d’un clic assuré, le jeune officier de la police
portuaire, un grand blond taillé comme une armoire à glace
(je comprends pourquoi le comptoir du bureau est très
haut..) sûr de lui et pas très souriant nous annonce que
le bateau est encore en mer !
J’appelle mon contact parisien qui confirme qu’il n’y
a aucun changement, que nous embarquons vers 17h terminal
2750 !
Qui croire ?
Je laisse un message au capitaine du bateau, injoignable
comme tous les pachas, une bouteille à la mer ! Alors
intuition détermination et bons sens me conduisent au
terminal 2750. Là l’officier de port confirme qu’ Emma
(c’est notre bateau) n’arrive que demain (je jubile).
Contre temps heureux qui sale un peu plus l’aventure,
la rendant plus désirable encore…Perspective qui me réjouit
car en repérage ce matin, il m’aura été difficile de résister
à ce magnifique vraquier qui s’offre dans son plus beau
profil.
Les nuages dans leur course d’altitude ne font que passer
sur la grande coque bleue. Jusqu’à demain nous reprendrons
nos quartiers au Haven Muséum…
Que j’aime mon métier !
Vivi Navarro